Mar 9, 2010
Mar 8, 2010
Mar 7, 2010
Mar 6, 2010
Mar 5, 2010
mes yeux
je me souviens, je me souviens, et ce n'est pas le meilleur de mes biens.
Amour de ma mère. Jamais plus je n'aurai auprès de moi un être parfaitement bon. Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants? Que je suis étonné sur cette terre. Pourquoi sont-ils si vite haineux, hargneux? Pourquoi adorent-ils se venger, dire vite du mal de vous, eux qui vont bientôt mourir, les pauvres? Que cette horrible aventure des humains qui arrivent sur cette terre, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, ne les rende pas bons, c'est incroyable. Et pourquoi vous répondent-ils si vite mal, d'une voix de cacatoès, si vous êtes doux avec eux, ce qui leur donne à penser que vous êtes sans importance, c'est-à-dire sans danger? Ce qui fait que des tendres doivent faire semblant d'être méchants, pour qu'on leur fiche la paix, ou même, ce qui est tragique, pour qu'on les aime. Et si on allait se coucher et affreusement dormir? Chien endormi n'a pas de puces. Oui, allons dormir, le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient. Allons nous installer dans l'agréable cercueil. Comme j'aimerais pouvoir ôter, tel l'édenté son dentier qu'il met dans un verre d'eau près de son lit, ôter mon cerveau de sa boîte, ôter mon coeur trop battant, ce pauvre bougre qui fait trop bien son devoir, ôter mon cerveau et mon coeur et les baigner, ces deux pauvres milliardaires, dans des solutions rafraîchissantes tandis que je dormirais comme un petit enfant que je ne serai jamais plus. Qu'il y a peu d'humains et que soudain le monde est désert".
C'est Albert Cohen dans "Le livre de ma mère".
Elle était de Corfou, sa mère, une juive de Corfou. Entre autres petits noms de l'amour elle l'appellait "mes yeux". Mes yeux, mais pas en français - ils vivaient à Marseille- c'est sûr. Je sais comment elle disait, je sais.
Moi aussi quelqu'un, quelqu'un de Corfou, quelqu'un à Corfou, m'appellait mes yeux. C'était Urania, longtemps la femme-à-tout-faire de ma grand-mère de Corfou. Je me souviens de son visage, de son foulard, de ses mains rugueuses et douces.
En grec je ne sais dire que des mots tranquilles. Pastèque et pistache, poisson, pain et vin. Lait, et lit, et beurre et merci. Et mes yeux. Elle nous appellait comme ça, Urania, des fois, souvent.
C'est elle qui m'a appris à retourner le linge avant de le mettre à sécher au soleil (au soleil, c'est si on est pressé, sinon, toujours à l'ombre) pour en protéger le bon côté, qu'il ne déteigne pas. Et autre chose: qu'il ne faut jamais regarder passer les nuages lorsque le vent les chasse rapides. Ça donne des mauvais rêves. (C'est vrai. J'ai essayé, et j'ai vu les ânes patients du cauchemar.)
Mes yeux.
Amour de ma mère. Jamais plus je n'aurai auprès de moi un être parfaitement bon. Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants? Que je suis étonné sur cette terre. Pourquoi sont-ils si vite haineux, hargneux? Pourquoi adorent-ils se venger, dire vite du mal de vous, eux qui vont bientôt mourir, les pauvres? Que cette horrible aventure des humains qui arrivent sur cette terre, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, ne les rende pas bons, c'est incroyable. Et pourquoi vous répondent-ils si vite mal, d'une voix de cacatoès, si vous êtes doux avec eux, ce qui leur donne à penser que vous êtes sans importance, c'est-à-dire sans danger? Ce qui fait que des tendres doivent faire semblant d'être méchants, pour qu'on leur fiche la paix, ou même, ce qui est tragique, pour qu'on les aime. Et si on allait se coucher et affreusement dormir? Chien endormi n'a pas de puces. Oui, allons dormir, le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient. Allons nous installer dans l'agréable cercueil. Comme j'aimerais pouvoir ôter, tel l'édenté son dentier qu'il met dans un verre d'eau près de son lit, ôter mon cerveau de sa boîte, ôter mon coeur trop battant, ce pauvre bougre qui fait trop bien son devoir, ôter mon cerveau et mon coeur et les baigner, ces deux pauvres milliardaires, dans des solutions rafraîchissantes tandis que je dormirais comme un petit enfant que je ne serai jamais plus. Qu'il y a peu d'humains et que soudain le monde est désert".
C'est Albert Cohen dans "Le livre de ma mère".
Elle était de Corfou, sa mère, une juive de Corfou. Entre autres petits noms de l'amour elle l'appellait "mes yeux". Mes yeux, mais pas en français - ils vivaient à Marseille- c'est sûr. Je sais comment elle disait, je sais.
Moi aussi quelqu'un, quelqu'un de Corfou, quelqu'un à Corfou, m'appellait mes yeux. C'était Urania, longtemps la femme-à-tout-faire de ma grand-mère de Corfou. Je me souviens de son visage, de son foulard, de ses mains rugueuses et douces.
En grec je ne sais dire que des mots tranquilles. Pastèque et pistache, poisson, pain et vin. Lait, et lit, et beurre et merci. Et mes yeux. Elle nous appellait comme ça, Urania, des fois, souvent.
C'est elle qui m'a appris à retourner le linge avant de le mettre à sécher au soleil (au soleil, c'est si on est pressé, sinon, toujours à l'ombre) pour en protéger le bon côté, qu'il ne déteigne pas. Et autre chose: qu'il ne faut jamais regarder passer les nuages lorsque le vent les chasse rapides. Ça donne des mauvais rêves. (C'est vrai. J'ai essayé, et j'ai vu les ânes patients du cauchemar.)
Mes yeux.
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Mar 4, 2010
primavera submersa
hoja vi uma andorinha, a primeira, asas azul-negras, voar por cima da horta de couves e ciprestes.
Mar 3, 2010
leitores
Nem quebrando a cabeça consegue lembrar-se de quando é que deixou de se irritar ao ver alguém decifrando devagar, os lábios formando as palavras silenciosas. Há muito tempo, mesmo muito. Mas quando? Depois de quê?
Nem lembra porquê é que isto o irritava. Mas lembra-se da irritação, e está melhor sem.
Nem lembra porquê é que isto o irritava. Mas lembra-se da irritação, e está melhor sem.
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ler o mundo,
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universe event
A "universe event" occured to me yesterday.
I didn't know they even could happen to people over 20.
Everybody knows the earth they stand on is a tiny tiny pebble suspended in an immense expending void. But then comes the one night when looking up at the stars you suddenly feel the distances, the infinity of it (infinite, for human purposes). You understand the whole story, what it really means. That's what what I call a universe event. That gap.
That one came after a sentence by John Berger:
"any lifetime is absurdly short compared to the longevity of memory."
And it dawned to me, like a dawn, like a real dawn, that memory is not only a shared experience, but a shared faculty. Everybody, man and animal, has his own memory, personal and mortal, but they all connect to build the other, bigger memory, transmitted by learning and images and words, DNA . Mortal too, killable, yes, but the longevity.
You have always known it. Yeah, me too.
Wow.
(this is one of the things that make species extinction so terrible. The ending of a strain of memory, running out in the sand).
I didn't know they even could happen to people over 20.
Everybody knows the earth they stand on is a tiny tiny pebble suspended in an immense expending void. But then comes the one night when looking up at the stars you suddenly feel the distances, the infinity of it (infinite, for human purposes). You understand the whole story, what it really means. That's what what I call a universe event. That gap.
That one came after a sentence by John Berger:
"any lifetime is absurdly short compared to the longevity of memory."
And it dawned to me, like a dawn, like a real dawn, that memory is not only a shared experience, but a shared faculty. Everybody, man and animal, has his own memory, personal and mortal, but they all connect to build the other, bigger memory, transmitted by learning and images and words, DNA . Mortal too, killable, yes, but the longevity.
You have always known it. Yeah, me too.
Wow.
(this is one of the things that make species extinction so terrible. The ending of a strain of memory, running out in the sand).
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la poussière de la souris,
meteo
Mar 2, 2010
Everything was wrong, she didn't seem to be able neither to solve the ambiguous task she had set herself, nor to get rid of it, yet every night brought a full crop of sweet dreams, flowering acceptance in friendly faces.
Then she dreamt of cold eyes. What a relief.
Then she dreamt of cold eyes. What a relief.
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ler o mundo
Feb 28, 2010
"Salue les constrictors."
écrivait Guillaume Apollinaire de sa tranchée dans un poême à Lou
qui célébrait aussi la Proroca (comme il dit).
qui célébrait aussi la Proroca (comme il dit).
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beasts,
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Feb 27, 2010
outside the blizzard blizzes
Feb 24, 2010
encore un serment à la table 3
ohlala ohlala quelle gabegie
du milieu bien assise au centre du désordre
du beau milieu bien chaud
j'abdique du crayon de couleur
je promets
jusqu'à la fin du texte.
du milieu bien assise au centre du désordre
du beau milieu bien chaud
j'abdique du crayon de couleur
je promets
jusqu'à la fin du texte.
Feb 22, 2010
Feb 21, 2010
Feb 20, 2010
o que te quero




faz 12 anos, 12! Estava eu numa ladeira a filmar a cena do reencontro delas na rua de baixo quando uma cigana me deu uma cotovelada enorme, dizendo que eu e gente da minha laia é que tínhamos culpa da morte da Ladydi. Meu único dia de killer-paparazza.
Feb 19, 2010
"melhor falar bobagem que calar besteira"
no outro dia tropecei numa lista online dos cem melhores escritores, muy norte-americanizada. Os comentários, addenda infinitas, tinham mais graça que a própria lista.
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guimarães rosa,
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zeroglotte - origines
Feb 18, 2010
os bons olhos
Naquele tempo, a fotografia ainda no futuro da espécie, um retrato era coisa difícil, e cara. Quem se mandasse retratar juntava no quadro as vitórias e os vencimentos, as posses; mulher na flor da idade, filhos, frota, fortalezas, o que fosse. Queria imagem eterna da sua pessoa pelo que não se podendo levar ao paraiso, lá conduz. Olha, existi! Fui este que vês vestido de veludo, mandei neste castelo e na sua senhora.
Ele não. Ele queria um retrato em amante. Não é que não tivesse as riquezas profanas, as terras férteis e o casamento, tinha-as bem agarradas até, família farta, negócios prolíficos.
Seria por tamanha solidez? Pediu ao pintor a breve nudez, o jeito do amor, melhor seria no instante do prazer.
Quis saber o artista:
-Sua excelência me perdoe, este quadro, retrato de si feito homem só de carne, só daqui de baixo o terrestrial, onde o vai dependurar? Que olhos o vão ver? Quem vai desfrutar desta entrega que me pede para perenizar? Quem?
- Quem? Isto interessa?
- Ninguém trabalha com gozo para ser invisível.
- Não se preocupe, o quadro será visível. Haverá olhos, bons olhos. Pode começar. Me devo despir?
O pintor sorri.
- Ainda não. Me deixe olhar. Se aproxime da janela. A outra, onde o sol bate reflectido... Agora se dispa. Bem, a sua tez se afirma na luz. Se senta ali na poltrona... deste lado, sim.
- Sentado? Um amante sentado? Quero ser um amante deitado.
- Será. Preciso de dois ou três esboços. Feche os olhos. Incline a cabeça para trás.
O homem ri, feliz com o quente sol esparramado nas pálpebras, na pele, no pau. Obedece, pescoço arqueado, oferecido.
- Não faça de mim mulher.
- Seria difícil. O artista hesita. Mas ela, dos olhos, dos bons olhos, não quer que a retrate também? Da próxima vez? Não ficará mais caro.O homem nu abre os olhos, sem mexer fita o pintor. Fininho no fundo da voz de mando corre agora o fio duma água muito pura:
- Me disseram que o senhor é o melhor pintor da cidade.
- Talvez. Me prezo.
- Já que a mencionou... ela, dos olhos, dos bons olhos, não se deixa pintar. Este retrato... o senhor tem de pintar ela em mim. Ela em mim.
Ele não. Ele queria um retrato em amante. Não é que não tivesse as riquezas profanas, as terras férteis e o casamento, tinha-as bem agarradas até, família farta, negócios prolíficos.
Seria por tamanha solidez? Pediu ao pintor a breve nudez, o jeito do amor, melhor seria no instante do prazer.
Quis saber o artista:
-Sua excelência me perdoe, este quadro, retrato de si feito homem só de carne, só daqui de baixo o terrestrial, onde o vai dependurar? Que olhos o vão ver? Quem vai desfrutar desta entrega que me pede para perenizar? Quem?
- Quem? Isto interessa?
- Ninguém trabalha com gozo para ser invisível.
- Não se preocupe, o quadro será visível. Haverá olhos, bons olhos. Pode começar. Me devo despir?
O pintor sorri.
- Ainda não. Me deixe olhar. Se aproxime da janela. A outra, onde o sol bate reflectido... Agora se dispa. Bem, a sua tez se afirma na luz. Se senta ali na poltrona... deste lado, sim.
- Sentado? Um amante sentado? Quero ser um amante deitado.
- Será. Preciso de dois ou três esboços. Feche os olhos. Incline a cabeça para trás.
O homem ri, feliz com o quente sol esparramado nas pálpebras, na pele, no pau. Obedece, pescoço arqueado, oferecido.
- Não faça de mim mulher.
- Seria difícil. O artista hesita. Mas ela, dos olhos, dos bons olhos, não quer que a retrate também? Da próxima vez? Não ficará mais caro.O homem nu abre os olhos, sem mexer fita o pintor. Fininho no fundo da voz de mando corre agora o fio duma água muito pura:
- Me disseram que o senhor é o melhor pintor da cidade.
- Talvez. Me prezo.
- Já que a mencionou... ela, dos olhos, dos bons olhos, não se deixa pintar. Este retrato... o senhor tem de pintar ela em mim. Ela em mim.
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Feb 17, 2010
Feb 16, 2010
a orelha abelhuda no restaurante chinês
«...a ementa é muito difícil de ler... vou por um protector para o meu estómago.»
Feb 14, 2010
Feb 13, 2010
l'heure est grave
j'en suis à causer aux souris.
(non, elles ne me répondent pas... encore)
(non, elles ne me répondent pas... encore)
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paratonnerre
puss wisdom 2
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puss wisdom
Feb 11, 2010
Feb 10, 2010
profecia da Liverpool
o primeiro lance da escadaria da Cidade de Liverpool tem 4 degraus, o segundo 25, e ao todo são 74, entre a Newton, da gravitação universal, e a Poeta Milton, do Paraiso Perdido, onde se chega um pouco afogado .
4/25/74 não lembra nada?
se escrever 25 / 4 / 74, já ajuda?
mas o tesouro, este têm de encontrar sozinhos.
4/25/74 não lembra nada?
se escrever 25 / 4 / 74, já ajuda?
mas o tesouro, este têm de encontrar sozinhos.
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private joke
Feb 6, 2010
Feb 5, 2010
double intimacy
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copier le monde,
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français
Feb 4, 2010
claquo des dents ergo sum (saudades de Berlin im Winter)
Feb 3, 2010
A rapariga foi buscar o irmãozinho à escola, entram no metro à hora de ponta. O miúdo tem uma pergunta, urgente, que precisa de resposta imediata. A voz tão séria, em volta tudo se cala de curiosidade. Como é, mesmo, que se levanta a mão para pedir a palavra na aula? Palma aberta, dedos em leque, ou fechados, ou com um dedo só apontado ao céu? Os olhos pregados na irmã, o rapaz mostra as diferentes hipoteses. A irmã explica. Toda a carruagem sorri enternecida. Os velhos, os novos, todos sorriem. O pedinte cego não.
A memória colectiva tem olhos.
A memória colectiva tem olhos.
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dans le train,
ler o mundo,
português
Feb 2, 2010
lint, a definition
Lint may mean:
• Fibrous coat of thick hairs covering the seeds of the cotton plant
• Fuzzy fluff that accumulates on various fabrics, which can be removed via a lint roller
• Fibers that become trapped in the lint filter of a clothes dryer
• Pocket lint, an accumulation of fibers found in pockets
• Navel lint, an accumulation of fluffy fibers in one's navel
See also: Lindt & Sprüngli (also known as Lindt), chocolate maker.
• Fibrous coat of thick hairs covering the seeds of the cotton plant
• Fuzzy fluff that accumulates on various fabrics, which can be removed via a lint roller
• Fibers that become trapped in the lint filter of a clothes dryer
• Pocket lint, an accumulation of fibers found in pockets
• Navel lint, an accumulation of fluffy fibers in one's navel
See also: Lindt & Sprüngli (also known as Lindt), chocolate maker.
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english
Feb 1, 2010
yeah yeah happy day
except that he's blue not green which means he's probably not from Formalhaut and therefore i stand little chance to get abducted. very very sorry i am. it'd have been eternal fun.
Jan 30, 2010
Bruno Ganz in Lissabon
Ok ok, dies ist die Stadt die ihn zur Star gemacht hat, so um die 30 Jahre her. Im heutigen Film geht es um Alter, und Altwerden, da spielt er ein 64-jähriger . ( Im lebendigen Leben wird er gleich 70, hab grad nachgescheckt)
Ja und? Als er auch die Leinwand auftaucht, geht ein sehr hörbares Zärtlichkeitsstöhnen durch das weibliche Publikum.
Ja und? Als er auch die Leinwand auftaucht, geht ein sehr hörbares Zärtlichkeitsstöhnen durch das weibliche Publikum.
Jan 28, 2010
Jan 27, 2010
Jan 26, 2010
Jan 25, 2010
Jan 20, 2010
Jan 18, 2010
la goutte

Bizarre. Des mille et des cents de mes amis en couple bilingue ont choisi pour leurs enfants des noms qui ne changent pas dans l'une et l'autre langue, et j'ai toujours trouvé ça parfaitement normal. Un de plus, soudain, et ça m'énerve, presque me choque, ce passage au rouleau compresseur, à la moulinette multi-usage, c'est quoi ce truc? comme s'ils avaient tous décidé d'appeler leur lardon John ou Jenny. Bizarre, bizarre.
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français,
zeroglota ultrajada
Jan 17, 2010
avatar et le signe de la bête
bousculade aux chiottes, après le film infiniment long, c'est normal. on a l'air halluciné, de venir de se réveiller... lorsque soudain dans le miroir, je vois sur l'arête de mon nez l'abominable marque rouge, le fer à cheval des enfers tridimensionnels... et de mon oeil de bestiole du ciel je scrute les faces alentours: elles l'ont aussi! on l'a toutes!
et ça me fait rire, et parce que ce pays est ce pays il est absolument impossiblement impossible de croiser un seul regard complice, pas la plus minus étincelle d'ironie.
rien zéro et voilà.
(la seule solidarité acceptable ici entre inconnus est la douleur pour les femmes et le foot pour les hommes.)
et ça me fait rire, et parce que ce pays est ce pays il est absolument impossiblement impossible de croiser un seul regard complice, pas la plus minus étincelle d'ironie.
rien zéro et voilà.
(la seule solidarité acceptable ici entre inconnus est la douleur pour les femmes et le foot pour les hommes.)
Libellés :
français,
ler o mundo
sideral pig 6
What the skinny kitchen saint saw in the nearest future for the platin dancer standing in the line just before Luísa:

but what was in store for her???
(this is zero's 500th post, whatever it means)
(this is zero's 500th post, whatever it means)
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11 painters,
drawing,
english
Jan 16, 2010
lula pena ontem na musicbox
"eu quero a rosa rosa
eu quero a rosa sim
e mais eu quero a rosa
mais a rosa me quer a mim"
eu quero a rosa sim
e mais eu quero a rosa
mais a rosa me quer a mim"
Libellés :
português
towahubohu (n'est pas une île du pacifique)
na confusão da tasca
vc disse
la perte des autres
entendi
la perle des huîtres
vc disse
la perte des autres
entendi
la perle des huîtres
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zero
Jan 15, 2010
reluire
il ne veut pas mourir. tout sauf mourir. mais il est en voie d'extinction, y'a pas à tortiller.
(en fait ils sont deux. lui et son père. ou lui et son fils, suivant où c'qu'on s'place)
et ils ne veulent pas s'éteindre
on doit bien pouvoir produire de l'électricité avec un fouet de cuisine, non?
(en fait ils sont deux. lui et son père. ou lui et son fils, suivant où c'qu'on s'place)
et ils ne veulent pas s'éteindre
on doit bien pouvoir produire de l'électricité avec un fouet de cuisine, non?
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banha da cobra,
français,
les questions
Jan 14, 2010
backyard catastrophe!!!

the curious cat stares at the corner
one dead: the bitter-orange tree
Libellés :
no tag,
private joke
chaque fois qu'elle oublie son téléphone, elle a l'impression que là-bas, le père va mourir.
Libellés :
français,
trois trembles
Jan 13, 2010
Acasos do emprego, Emília passa estes dias amíude pelas traseiras do jardim zoológico, a zona pouca vistosa que serve de espaço de repouso para os animais. É que eles têem de ser trocados, os animais, senão o estresse da exposição nas jaulas fá-los adoecer, às vezes morrer. Segundo a sua raça, segundo o seu caracter, aguentam semanas, ou apenas dias debaixo dos olhares e da gritária dos humanos, depois precisam descansar. Lá no topo da cadeia, onde os exemplares são raros, não dá para trocar. Não há pousio para o elefante e o tigre.
Jan 12, 2010
vive la boulangerie 2
j'ai rêvé que mon nouveau projet avait été sélectionné par un grand festival sur simple scénario, inachevé qui plus est. par la même occasion, ils en avaient choisi le titre français :
"la moitié: sans amour et sans humour."
ouille.
"la moitié: sans amour et sans humour."
ouille.
Jan 11, 2010
vive la boulangerie
A ras de ma haute fenêtre, les antennes de télé se découpent sur le plomb du Tage. Mon oeil distrait y voit des mâts plantés sur les coques des toits. Toute une portée de navires imaginaires. J'ai trop recherché pour un film que je ne ferai jamais.
Libellés :
boulangerie,
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Lisboa
sideral pig 5
Luísa entered the line.
Libellés :
11 painters
Jan 10, 2010
more Sideral Pig
Libellés :
11 painters,
english
post vinum verba
et après la pluie les herbettes
si seulement la pluie s'arrêtait
et après la pluie les herbettes
si seulement la pluie s'arrêtait
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français,
la poussière de la souris,
meteo
Jan 9, 2010
gooood news
Me emprestaram uma sala - enquanto inutilizada - para trabalhar. Chega-se lá com um elevador bem educado. (na parede oposta há uma notícia da firma alemã: 20 anos a elevar Portugal. Não é caso para menos)Jan 8, 2010
Jan 7, 2010
Jan 6, 2010
Sullivan's Travel
a movie after a lousy stupid energy-deprived day.
coming out of the theater, i hopp-hopp home with a new spring:
no matter what, a good film makes me happy.
hopp-hopp happy.
this is what i should remember.
this and the lady in Karlovy Vary who said that movies are her way to travel.
nothing much, nothing original.
but oh yes
coming out of the theater, i hopp-hopp home with a new spring:
no matter what, a good film makes me happy.
hopp-hopp happy.
this is what i should remember.
this and the lady in Karlovy Vary who said that movies are her way to travel.
nothing much, nothing original.
but oh yes
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las reinas retrasadas
Jan 5, 2010
"no aprendizado das linguas, o mais importante não é aquela que se aprende, mas o abandono da nossa. (...) Só então se a compreende verdadeiramente"
Walter Benjamim, citado por Olgaria Matos em: Guimarãs Rosa e a filosofia da linguagem: xenofilia e hospitalidade. Merci ao Alberto.
(dans l'apprentissage des langues, l'important n'est pas celle qu'on apprend, mais l'abandon de la nôtre... Ça n'est qu'alors qu'on la comprend vraiment)
Walter Benjamim, citado por Olgaria Matos em: Guimarãs Rosa e a filosofia da linguagem: xenofilia e hospitalidade. Merci ao Alberto.
(dans l'apprentissage des langues, l'important n'est pas celle qu'on apprend, mais l'abandon de la nôtre... Ça n'est qu'alors qu'on la comprend vraiment)
Libellés :
guimarães rosa,
português,
zeroglotte - origines
Jan 3, 2010
en dernière page
freud est tombé dans le domaine public
(comme schwarzenegger tout nu du ciel futur au début de terminator)
(comme schwarzenegger tout nu du ciel futur au début de terminator)
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a força da palavra,
français
Jan 2, 2010
As Assolapadas mudaram de título:
TODOS IGUAIS A DORMIR
( que espero não seja presságio para o aninho novo que se espreguiça por aí).
( que espero não seja presságio para o aninho novo que se espreguiça por aí).
e já só falta a música.
Libellés :
assolapadas,
drawing,
português
Jan 1, 2010
a conjonctura e os desejos
O ano mal tinha uns vinte minutos quando a grávida puxou do bolso um bocado de toalha de papel rasgado. Virou-se para a amiga, grávida também ela. Com alguma dificuldade, leu em voz alta a lista inscrita no papel, um ano atrás, exacta hora, então em estado de alta embriaguez. Decifrou um a um os desejos do ano passado, meia-dúzia de ítens desbotados.
- ter um filho.
- começar o doctoramento
- ter um twingo
- não precisar de óculos
- o J encontrar trabalho
- que as minhas amigas tenham filhos.
Há um que não me lembro, mas lembro que ela disse que todos, a não ser um, se realizaram. O J. ainda não tem trabalho.
- ter um filho.
- começar o doctoramento
- ter um twingo
- não precisar de óculos
- o J encontrar trabalho
- que as minhas amigas tenham filhos.
Há um que não me lembro, mas lembro que ela disse que todos, a não ser um, se realizaram. O J. ainda não tem trabalho.
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Dec 30, 2009
quaresma em dezembro
olhou para os anos, o passado, o vindouro, a virada deles, dobradiça. sanfona fechada, pensou. e pensou em abrir. sou desafinada, pensou, abro sanfona minha se escuta miados não música.
pensou que precisava de jejum. jejum não de comida. jejum de ruido.
pensou que precisava de jejum. jejum não de comida. jejum de ruido.
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banha da cobra,
português
Dec 29, 2009
Lisboa feita em água
Arthur Y. Fleming devant son verre de muscat pense à son premier parapluie, un chinois à 11 baleines, tendu de crême et bordeau. Acheté à midi pour se protéger du déluge provoqué -il en est sûr- par l'enterrement sordide de son ami A., et perdu le soir même presque exprès, pour n'avoir pas à s'en souvenir.
C'est dire s'il pleut.
C'est dire s'il pleut.
Libellés :
français,
the 17 arturos
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