Friday, November 20, 2009
Wednesday, November 18, 2009
une qui boit son café près de moi
à l'instant où elle va éternuer, elle se retient un peu, et ses paupières se fripent avec des friselis de tétin qui durcit, de peau sur le lait.
Monday, November 16, 2009
comédie 1
"S'exercer aux grands désastres / Qu'est-ce que le vertige? C'est le comique absolu. "
Baudelaire in Écrits sur l'art
Sunday, November 15, 2009
Saturday, November 14, 2009
power of life and death
Friday, November 13, 2009
Bijou do Calhariz
Pede meia-torrada e um carioca e de imediato desata a contar em voz alta os desaires hospitalares. Deve passar dos setenta, mas faisca do olho enquanto atira para a mesa a caixa dos comprimidos novos. O empregado aproxima-se, pega na caixa.
Ela: Não é que que tu pensas.
Ele denega, não pensou nada.
Ela: Pensastes pensastes, sei que pensastes. Pecastes!
Ela: Não é que que tu pensas.
Ele denega, não pensou nada.
Ela: Pensastes pensastes, sei que pensastes. Pecastes!
Thursday, November 12, 2009
Wednesday, November 11, 2009
Things to come
Emilia woke up before dawn, with a keen sense that today would be a very special day. It had something to do with a prime number. Ok, she's 47, but a year is not a day. The lemon tree has 29 leaves, but how could that matter. Opening the computer, she saw. Today's 11.11.
Now she's left all jittery.
Sunday, November 8, 2009
mars 1929
Saturday, November 7, 2009
au temps lointain où il y avait des dimanches
Thursday, November 5, 2009
água, vc, água. chuva miudinha caido em lago, cima e baixo, arranhando lisura, alisando ruído, molha-parvos. coisa mais simples.
Wednesday, November 4, 2009
Tuesday, November 3, 2009
grandir quand tout rapetisse
c'est pas de la tarte
Labels:
drawing,
français,
la poussière de la souris
Sunday, November 1, 2009
Saturday, October 31, 2009
A manifestação nelas de Josefa de Óbidos foi assim como que de borla. Noturna, claro.
Cores que cheiram, séculos instantáneos, benvinda a senhora, Josefa das cerejas.
Dias assim, estes: toda a madrinha faz falta. Quanto mais você, pintora em tempo de só homem, mulher tenaz.
Por favor, se instale e me cuide, o tempo que durarem as rosas.
Friday, October 30, 2009
Wednesday, October 28, 2009
Monday, October 26, 2009
werner
je suis un homme à qui sa femme a donné son nom. pas comme les hommes donnent leur nom à leur femme, en se mariant, et leur nom d'avant devient leur nom de jeune fille. mais le prénom, le nom, tout. c'est ma femme qui m'a choisi mon nom. avant de la rencontrer si j'en avais un un je ne le savais pas. maintenant je m'appelle werner. à sa disposition tous les noms du monde et elle m'a appelé werner. sur le moment j'étais content maintenant je préférerais m'appeler jean-jacques ou même lucien. mais je ne sais pas vraiment pourquoi. peut-être que ça me ressemble plus. un nom qui commence par double-w on dirait que ça ne me va pas, comme les jeans, les jeans ça ne me va pas non plus, j'ai les jambes trop maigres.
Sunday, October 25, 2009
Saturday, October 24, 2009
Felicitas l'allemande folle d'amour qui ayant craché sur sa beauté de femme, l'ayant littéralement assassinée, trop tard en avait eu le désir, le besoin. Elle n'avait jamais pardonné à ses parents de lui avoir donné, à elle qui se croyait destinée au malheur, ce nom de bonheur.
Labels:
all of you,
français,
intimacy of strangers
Transvase de poder, é a vida.
Chama-se Fatah, do Senegal. Tem 24 anos, roupas e mãos sujas de cemento, e um cão branco pequenino e ladroso.
Diz: Cão do patrão é patrão. Dorme em cima da minha cama.
Diz: Cão do patrão é patrão. Dorme em cima da minha cama.
Thursday, October 22, 2009
Un enfant dont la peau grandit plus vite que lui, trop vite. Il se retrouve encombré d'une espèce de pyjama de peau qui retombe en plis jusqu'au sol, et qu'il ne sait pas bien comme transporter. Souvent il s'y prend les pieds, et tombe.
Le jour où il aura fini de grandir, quand il aura rempli sa peau, il mourra.
Le jour où il aura fini de grandir, quand il aura rempli sa peau, il mourra.
Wednesday, October 21, 2009
os prazeres das cibercavernas
noite. chuva. numa cibercaverna bengali, destas que se encontram atrás de hortaliças e pacotes de farofa, falo com os dedos para alguém longe.
atrás de mim, vozes: vários brasileiros, que não se conhecem, conversam com amigas virtuais. cada um tem várias, o rol das palavras doces é comprido. e repetitivo.
de repente um riso, aqui presente, de homem para homem: vc tb chama ela assim?
e começa uma troca de dicas, como chamar elas, como elas gostam...
não aprendi nada.
atrás de mim, vozes: vários brasileiros, que não se conhecem, conversam com amigas virtuais. cada um tem várias, o rol das palavras doces é comprido. e repetitivo.
de repente um riso, aqui presente, de homem para homem: vc tb chama ela assim?
e começa uma troca de dicas, como chamar elas, como elas gostam...
não aprendi nada.
Tuesday, October 20, 2009
provérbios para piquenique -2
acreditar no vento nunca encheu a vela. mas dá força para remar.
Labels:
banha da cobra,
ler o mundo,
português
Monday, October 19, 2009
Saturday, October 17, 2009
trouver le mari
Dans le métro, trois scandinaves de bonne humeur. Deux hommes, une femme, tous passés 70 ans. Ça bavarde, ça rigole. C'est son sourire à elle qui me les fait regarder mieux; elle rayonne d'une espèce d'aplomb paisible. Station Rossio, ils se lèvent. Elle claudique, une hanche bloquée. Vieille affaire, il me semble, à la façon dont équilibrer le déséquilibre fait partie de sa démarche.
Ils s'éloignent ensemble, bavardant toujours. Elle toute petite entre les deux vieux géants. L'un des deux replie son grand corps pour pouvoir marcher plus près d'elle. Ça se fait tout seul. Sans se toucher, ils s'emboîtent.
Ils s'éloignent ensemble, bavardant toujours. Elle toute petite entre les deux vieux géants. L'un des deux replie son grand corps pour pouvoir marcher plus près d'elle. Ça se fait tout seul. Sans se toucher, ils s'emboîtent.
Thursday, October 15, 2009
Datura
É de noite que dá o seu cheiro. Para crescer precisa do silêncio.
Mesmo ao lado da cabine telefónica onde os emigrantes falam horas a fio com as suas ausências, os seus longos sinos amarelos repicam, imóveis, farol de olfacto.
Nas cabeças inclinadas sobre o auscultador, se torna o cheiro dos ausentes. É doce.
Tuesday, October 13, 2009
penugem
milagre na frutaria: ainda há pêssegos peludos. (achava-os desaparecidos com os pitecantropos e as máquinas de escrever. pior: eradicados.)
o que me lembra que não me lembro onde vi que em séculos passados de Buenos Aires, as mulheres da alta sociedade usavam bigode : prova que não índias.
(lembrei: na biografia do Naipaul. pilosidade argentina é o que dela me sobrou. há gente que não vale a pena conhecer.)
o que me lembra que não me lembro onde vi que em séculos passados de Buenos Aires, as mulheres da alta sociedade usavam bigode : prova que não índias.
(lembrei: na biografia do Naipaul. pilosidade argentina é o que dela me sobrou. há gente que não vale a pena conhecer.)
Monday, October 12, 2009
illusion of life.
Sunday, October 11, 2009
le vieux monsieur
le voleur qui par effraction lui a dérobé sa raison a signé son forfait d'un petit message rouge, en chinois, posé comme un sarcasme sur le système de sécurité.
zero dimanche et le troupeau
L'étymologie de bercail est "bergerie".
Guido Ceronetti, "Un Voyage en Italie" :
"le berger est si bon polyglotte que son language brebis ne se distingue des bêlements de son troupeau que par son ton autoritaire".
"... le Pape s'appelle Pasteur. Mais saura-t-il, comme ces bergers de Ségeste, parler à ses brebis dans leur langue? Il se trompera complètement en voulant dire des choses faciles. C'est de difficile que tous ont soif."
Un riquiqui noyau d'optimisme au milieu de son pessimisme noir-de-suie, à Ceronetti?
Guido Ceronetti, "Un Voyage en Italie" :
"le berger est si bon polyglotte que son language brebis ne se distingue des bêlements de son troupeau que par son ton autoritaire".
"... le Pape s'appelle Pasteur. Mais saura-t-il, comme ces bergers de Ségeste, parler à ses brebis dans leur langue? Il se trompera complètement en voulant dire des choses faciles. C'est de difficile que tous ont soif."
Un riquiqui noyau d'optimisme au milieu de son pessimisme noir-de-suie, à Ceronetti?
Saturday, October 10, 2009
retournement
Au musée, un groupe de gosses multicolores, conduit par un jeune noir en orange. Une gamine pleurniche: - moi ma maman elle me manque. Il lui répond: - à moi aussi. Et tu sais quoi? Mon père aussi il me manque, et ma soeur.
La petite n'est pas en reste: elle c'est sa grand-mère, son chat... Il rétorque, la liste prend son essor, les autres enfants s'y mettent: une guerre de manques, une compétition, à qui en aura le plus.
La geignerie vire à la rigolade générale.
La petite n'est pas en reste: elle c'est sa grand-mère, son chat... Il rétorque, la liste prend son essor, les autres enfants s'y mettent: une guerre de manques, une compétition, à qui en aura le plus.
La geignerie vire à la rigolade générale.
Subscribe to:
Posts (Atom)






